Marie-Thérèse Tsalapatanis par Annick Gios

sculpture-marie-therese-tsalapatanis-affiche-lemeeMarie-Thérèse Tsalapatanis Un nom, un prénom en outremer et blanc !
Née à Paris dans les années 50 près des Buttes-Chaumont, son regard d’enfant survolera la lumière des toits humides les soirs de lune. Les gouttières offertes aux étoiles, seront ruisseaux, océans pour les oiseaux.
L’aptitude au rêve, l’observation de la réalité transcrite par le dessin guidera ses pas, dès l’âge de 10 ans vers les cours des Arts Décoratifs du Louvre. Jeune élève avide de curiosité, le parcours des sous-sols devient magie par l’ombre des chefs-d’œuvres en sommeil. Elle travaille le dessin et la peinture, puis va à la rencontre d’autres ateliers parisiens dont celui des Beaux-Arts où le choix de plus en plus précis se porte vers la sculpture.
Etudes classiques d’après modèles vivants, elle s’en écarte puis y revient et se consacre par la suite à un travail basé sur la mémoire.
Si le fil conducteur de ses œuvres est essentiellement l’étude de la figure humaine, ses recherches nous mènent :Vers le subjectif des rondeurs où notre main se tend pour en goûter la douceur :
Osanna, Maternité, Réverie, Invocation.Vers des angles vifs où l’essentiel, tracé au couteau mène le regard jusqu’au fond de nos «tripes » :
Penseur, Figure courbe, Figure allongée, envol, Flaneur.
Vers l’épurement extrême ou la matière n’est plus là que pour matérialiser la transparence de l’âme :
Figure 2 et La série des Don Quichotte.
Le travail des différents matériaux nous plonge au cœur des éléments naturels. Surfaces polies, arrêtes vives ou trous béants sont les forces subjectives d’une nature en marche entre vents et lumières.
Entre blanc et outremer.

Annick GIOS

mai 2002

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